L'auteure du blog. Photo prise à St-Aubert, printemps 2016. Crédit Lucie Laroche
(mise à jour 13 septembre 2016)
L'arbre Moringa
et la nutrition au Sénégal
Autour du 24
février 2016, j'ai rempli une série de documents afin d'être admise à la
Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique (FFGG) de l'Université
Laval pour devenir candidate au doctorat en sciences forestières - dixit
la formule consacrée.
Le 13 avril
2016, j'ai été officiellement acceptée, pour septembre 2016, sans autres
préalables qu'un CV, des résultats scolaires, des diplômes, les raisons de la
démarche, le thème abordé, des répondants universitaires et professionnels.
Comme quoi, à 50
ans, on peut avoir fait ses preuves et en bénéficier: l'expérience est rassurante.
Un gros merci à mon directeur d'étude M. Damase Khasa et M. Robert Beauregard
(tous deux de la FFGG). Ils m'ont accueillie positivement dans ma démarche.
Sans eux, je n'aurais pas eu le courage de faire une telle demande.
Le sujet n'est
pas encore précisé. Mais je crois savoir dans quoi je m'embarque. Même si ça
reste un "saut de l'ange", le risque est quasi contrôlé puisque je
connais mon sujet - le Moringa - assez bien et que je travaillerai avec
"mon monde" que je côtoie depuis des années: des ami(e)s et collègues
de travail tant appréciés! Depuis 2008, on en a fait des voyages en Afrique et que des
mémorables!
Un doctorat...
ouep… la grande affaire. L'image qu'on en retient habituellement, c'est que
c'est "trop sérieux" ou qu'on veut devenir professeur à l'université,
c'est que c'est "ben plate" ou qu'on doit s'enfermer pour 3 ou 4 ans,
c'est qu'on peut sembler au-dessus de ses affaires... Et quoi encore? Des
images, vraies ou fausses. Ou plutôt, des réalités fort différentes pour chacun
des étudiants, jeunes ou vieux, qui s'engagent dans cet univers de lectures
intenses, de rencontres formidables, de rédaction sans fin, d'idées nouvelles,
de désir de changement et surtout, de faire partie de ce changement.
Je me donne le
moyen de réaliser un travail qui s'est arrêté brusquement. Lowell John Fuglie,
mon mari décédé en avril 2010 a été celui qui m'a formée dans le domaine du
Moringa. Nous avons vécu 10 ans au Sénégal et au Ghana, où ses travaux ont été
produits.
Au départ, en
1996, sans l'aide d'Internet et à partir de son bureau de Dakar (étant
directeur régional de Church World Service, ONG américaine), il a réalisé
différents tests et recherches et avec de nombreux collaborateurs - dont Martin
Price de echonet.org. , il est arrivé à la conclusion que le Moringa
oleifera dépassait largement les autres végétaux en terme nutritionnel.
De 1996 à 2010, il a démontré que cet arbre peut améliorer le statut
nutritionnel des personnes souffrant de malnutrition.
Le voici ici
présentant le résultat de ses travaux.
À la fin de sa
vie (et même bien avant...), il était véritablement obsédé par le sujet : la
veille de son décès, il rédigeait encore des courriels à des scientifiques afin
de rééditer son livre « The Miracle Tree, The Multiple Attributes of
Moringa » (2001, CTA-CWS). Son objectif: valoriser une plante nutritive,
connue et qui pousse facilement.
http://www.moringanews.org/documents/PlantFruits.pdf
Document produit par Lowell et moi en 2000
Référence de l'image: http://puremoringaoriginal.com/les-vertu/?la=en
En wolof -
langue parlée au Sénégal – l’arbre se nomme "Nebeday",
provenant peut-être de l'anglais "never die", soit, ne meurt
jamais. Or, quand on aime quelqu'un, on souhaite qu'il ne meure jamais n'est-ce
pas? Qui sait, avec ce doctorat, certains résultats aideront à faire avancer le
sujet, mais il y aura surtout un Lowell qui pourra continuer son travail
d'explorateur de l'Afrique.
Il ne sera pas
tout à fait mort.
Ce blog ne sera pas le lieu d'une série de chiffres ennuyants, de
formulations scientifiques, de détails techniques (quoique... "never say never"). J'espère plutôt présenter un
ensemble de billets décrivant quelques activités et résultats liés à ces études,
en plus du quotidien d'une femme de 51 ans qui débute un doctorat à temps plein
à Québec et qui élève son enfant de 13 ans dans une banlieue de Québec.
Ce sera aussi
l'occasion de présenter des photos terrain.
Et surtout, j'aurai le privilège de partager un nouveau vécu à qui veut
bien le lire.
Laure Marianne, notre enfant, à l'âge de 2 mois et l'amie Nogueye Lakh, devant la parcelle de Moringa au Sénégal, Keur Momar Sarr au Nord du Sénégal, que j'ai mise en place avec des techniciens et des manoeuvres sénégalais entre 2000 et 2004 (mars 2003)





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